Alors que le collectif de 20 rappeurs français a publié mardi dernier un morceau virulent contre le Rassemblement national, intitulé « No Pasaran », la polémique enfle déjà. Parmi les artistes impliqués figurent des noms connus comme Akhenaton ou Fianso. Avec des paroles incendiaires envers Marine Le Pen et Jordan Bardella, le titre cumule déjà plus d’1,5 million de vues sur YouTube.
Cependant, ce coup de poing musical n’est pas du goût de tout le monde. Boudé par certaines radios françaises, le morceau a également provoqué la colère du Rassemblement national. Marine Le Pen, la présidente du parti, a même décidé de porter plainte contre les rappeurs.
En effet, les propos tenus dans « No Pasaran » pourraient être jugés diffamatoires ou injurieux envers les responsables du RN. Si le tribunal estime que les rappeurs ont outrepassé les limites de la liberté d’expression, ils pourraient faire l’objet de condamnations pénales.
Une composition jugée partisane
Au-delà des poursuites judiciaires envisagées, ce titre polémique soulève également des questions sur le rôle de la musique dans le débat politique. Certains y verront une forme d’engagement citoyen, tandis que d’autres dénonceront une instrumentalisation partisane de la culture rap.
Quoi qu’il en soit, « No Pasaran » a d’ores et déjà réussi à faire parler de lui et à susciter de vifs débats. Une nouvelle illustration de l’influence grandissante du rap dans le paysage politique français.
