Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a officiellement convoqué deux actrices sociales influentes de Kinshasa, Maria Ntumba et Déborah Mponda, à comparaître ce mercredi 2 juillet 2025 à 11 heures, dans ses locaux situés à l’immeuble Likasi, place Le Royal, commune de la Gombe.
Les deux figures publiques sont accusées de manquements graves aux lois régissant la liberté de la presse et la communication en République démocratique du Congo, à travers certaines de leurs vidéos devenues virales sur TikTok.
Selon les rapports circonstanciels produits par les services techniques du CSAC, les publications des deux femmes, largement diffusées sur les réseaux sociaux, contiendraient des éléments jugés contraires :
• À l’article 5, alinéa 2 et l’article 6 de la Loi organique n°11/001 du 10 janvier 2011, qui encadre les activités du CSAC,
• Et aux articles 4, 54 et 113 de l’Ordonnance-loi n°023/009 du 13 mars 2023, relative à la régulation de l’information et des médias en RDC.
Ces infractions présumées portent notamment sur la diffusion de propos jugés contraires à la morale, à l’éthique professionnelle ou aux exigences légales de l’exercice médiatique, selon le libellé des convocations officielles.
Dans deux correspondances distinctes mais au contenu identique, signées par le président du CSAC, Me Bosembe Christian Lokando, l’organe de régulation rappelle que les intéressées sont appelées à présenter leurs moyens de défense. Il est précisé que tout refus de se présenter pourrait entraîner des sanctions plus lourdes, conformément aux textes de loi en vigueur.
« Le refus de présenter vos moyens de défense vous expose à des sanctions plus lourdes conformément à la loi », avertit le CSAC.
L’affaire suscite déjà des réactions vives sur les réseaux sociaux, où Maria Ntumba et Déborah Mponda jouissent d’une importante popularité pour leurs contenus à caractère social et parfois politique. Certains internautes dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative de musellement de voix critiques, tandis que d’autres appellent à un encadrement plus strict des contenus viraux jugés sensibles ou polémiques.
MM
