Marie-Ange Mushobekwa, ancienne ministre des Droits humains et ex-députée nationale, a accusé ce lundi sur le réseau social X Philemon Mambabwa, présenté comme assistant principal à l’Agence nationale de renseignements (ANR), d’avoir fait subir des violences physiques à ses deux fils, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 décembre 2025 à Kinshasa.
Elle affirme que « ces vidéos illustrent les coups et la torture physique que mes enfants, Claudien Likulia Lifoma Jr (18 ans) et Christopher Likulia Mushobekwa, ont subi ce dimanche 21 décembre 2025, de 4h30 du matin à 8h30, en la résidence de Monsieur Philemon Mambabwa ». Elle conclut ce message en écrivant : « Je n’en peux plus, mon cœur saigne de douleur et de rage ».

Selon son récit, ses deux fils auraient été invités à passer la nuit au domicile de M. Mambabwa par les enfants de ce dernier, avec son accord. Elle précise que la situation aurait dégénéré lorsque l’hôte a découvert leur présence tôt le matin. « N’étant pas content de trouver mes enfants chez lui à 4h30 du matin, Philemon Mambabwa a donné l’ordre aux policiers commis à sa garde de corriger mes garçons », a-t-elle écrit.

Marie-Ange Mushobekwa affirme que des agents de sécurité auraient exercé des violences sur ses enfants, ajoutant que son fils Claudien aurait perdu connaissance pendant un court moment. Elle souligne également que son second fils, Christopher, « drepanocytaire hétérozygote avec “S” dominant », se trouverait dans une situation médicale plus préoccupante, indiquant qu’elle s’abstient volontairement de donner davantage de détails.
L’ancienne ministre indique avoir publié des vidéos qu’elle présente comme des éléments attestant des faits dénoncés. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de Philemon Mambabwa ni de l’ANR n’a été rendue publique, et aucune information n’a été communiquée sur l’ouverture éventuelle d’une enquête.
MM
