Via sa page X dimanche, l’opposant congolais Martin Fayulu a réagi avec gravité à l’occasion de la Journée de commémoration du génocide congolais. Il déplore l’absence de justice pour les millions de victimes et accuse les instigateurs de la balkanisation de la République démocratique du Congo d’alimenter ce qu’il qualifie de « crime de masse ».
« Les victimes du génocide congolais (Genocost) attendent toujours justice et réparation, malgré des preuves accablantes. La balkanisation planifiée de la #RDC alimente ce crime de masse. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Unissons-nous dans le Camp de la Patrie : redressons nos fronts, faisons front aux menaces, et honorons la mémoire de nos compatriotes tombés », a écrit le leader de l’Ecidé.
Alors que les violences dans l’Est du pays persistent malgré la présence de forces nationales et régionales, cette sortie intervient comme un rappel appuyé de l’un des drames les plus profonds de l’histoire récente de la RDC. Fayulu évoque sans détour la nécessité d’une réponse collective, et critique l’inaction des institutions tant nationales qu’internationales.
L’ancien candidat à la présidentielle s’en prend également à ce qu’il qualifie de « balkanisation planifiée », une thèse partagée par de nombreux acteurs politiques et membres de la société civile qui redoutent une fragmentation du territoire congolais sous pression des intérêts étrangers.
À travers son appel à l’union dans le « Camp de la Patrie », Martin Fayulu relance ainsi son mot d’ordre politique, déjà formulé ces derniers mois, pour une mobilisation populaire et citoyenne autour de la souveraineté nationale et de la justice pour les victimes de guerre. Un message qui résonne fortement dans une période de tensions régionales croissantes.
MM
