Les États-Unis intensifient leurs efforts diplomatiques pour mettre fin aux tensions persistantes entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Dans une déclaration exclusive à l’agence Reuters ce jeudi, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique du président Donald Trump, a révélé que Washington envisage d’accueillir la signature d’un accord de paix entre les deux pays à la Maison Blanche d’ici environ deux mois.
« Les États-Unis poussent le Congo et le Rwanda à signer un accord de paix à la Maison Blanche dans environ deux mois » a-t-il déclaré.
Selon Boulos, cette initiative américaine s’inscrirait dans une stratégie plus large visant à stabiliser la région des Grands Lacs tout en établissant des accords bilatéraux sur les minéraux stratégiques, particulièrement prisés par les industries technologiques américaines. Il s’agirait donc d’un accord à double portée : politique et économique.
D’après des sources proches du dossier, le Congo et le Rwanda sont attendus ce vendredi 2 mai pour soumettre leurs premières propositions d’accord aux autorités américaines, dans le cadre des discussions préliminaires. Ces documents serviront de base aux négociations qui devraient s’intensifier dans les semaines à venir, sous la médiation active des États-Unis.
Cette initiative a eu lieu dans un contexte de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali, alimentées par les accusations congolaises d’ingérence militaire rwandaise et de soutien aux groupes armés dans l’est du pays, accusations que le Rwanda dément systématiquement. Malgré les rencontres diplomatiques précédentes, aucun accord durable n’a jusqu’ici été trouvé.
L’implication directe de la Maison Blanche pourrait marquer un pas vers la fin des hostilités. L’administration Trump, en misant sur la diplomatie et l’économie, espère non seulement désamorcer une crise régionale mais aussi renforcer ses liens avec deux partenaires clés dans une région stratégique pour l’approvisionnement en ressources critiques comme le cobalt, le coltan et le lithium.
Pour l’instant, ni Kinshasa ni Kigali n’ont officiellement réagi à l’annonce de Massad Boulos, mais plusieurs signaux laissent entendre que des préparatifs diplomatiques sont déjà en cours de part et d’autre.
MM
