Le vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, a exprimé ce mercredi sur X (ex-Twitter) sa vive indignation face à un nouveau massacre attribué au groupe armé M23 dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.
« Profondément indigné par le nouveau massacre de plus de 300 civils, dont une vingtaine d’enfants, attribué au M23 au Nord-Kivu. Il s’agit de crimes insoutenables qui ne peuvent rester impunis », a-t-il écrit dans une déclaration trilingue (français, néerlandais, anglais).
Ce massacre, parmi les plus meurtriers recensés ces dernières années dans la région, suscite une vague de réactions internationales. Le chef de la diplomatie belge a apporté son « plein soutien aux mécanismes nationaux et internationaux d’enquête en vue de poursuivre les auteurs et responsables de ces faits odieux ».
Appelant à une pleine transparence, il a insisté sur la nécessité d’« accorder l’accès aux zones contrôlées par le M23 afin de faire toute la lumière » sur ces crimes.
Maxime Prévôt a en outre exhorté l’ensemble des acteurs à respecter « strictement la déclaration de principes de Doha », qui encadre les efforts diplomatiques en cours dans la région des Grands Lacs, et rappelé « la nécessité absolue de protéger les civils ».
À Kinshasa, les autorités congolaises ont à plusieurs reprises accusé le Rwanda de soutenir le M23, ce que Kigali dément. Mais sur le terrain, les accusations de crimes de guerre se multiplient contre ce groupe armé, qui contrôle encore plusieurs zones dans le Rutshuru, le Masisi et le Nyiragongo.
Walim M.
