Au cœur de la controverse déclenchée par Jean-Marie Kasamba, directeur de Télé 50, sur le statut de Fally Ipupa dans la musique congolaise, la réaction de Mokobé, rappeur franco-malien, se veut claire et tranchée. En réponse à l’affirmation selon laquelle Fally n’aurait « rien apporté de nouveau », Mokobé a pris position à travers une publication sur ses réseaux sociaux.
« Fally ne suit pas la tendance, il la crée », a-t-il déclaré, balayant ainsi les critiques adressées à l’artiste congolais. Pour le rappeur, membre fondateur du groupe 113 et proche de nombreux artistes africains, Fally Ipupa incarne bien plus qu’un simple chanteur à succès : il est un moteur de transformation culturelle.
Mokobé a mis en avant l’innovation artistique de Fally, sa capacité à faire évoluer la rumba congolaise sans jamais en trahir l’ADN, et son talent pour fusionner les sonorités traditionnelles aux rythmes modernes. « Il a prouvé qu’on pouvait innover tout en restant fidèle à nos racines », a-t-il également souligné.
L’artiste franco-malien n’a pas manqué de rappeler le parcours international de Fally, devenu une référence pour la jeunesse africaine et une icône de la scène musicale mondiale. De la scène parisienne aux festivals internationaux, Fally Ipupa a su élargir les frontières de la musique congolaise et faire rayonner sa culture au-delà du continent.
Alors que les débats continuent autour de la notion de « légende », les mots de Mokobé résonnent comme un rappel puissant : le génie artistique ne se limite pas à l’ancienneté, mais se mesure aussi à la capacité d’impacter, d’innover, et d’inspirer. Et sur ce terrain, Fally Ipupa a, selon lui, déjà marqué son époque.
Walim M.
