L’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, Nehemie Mwilanya, n’a pas attendu des longues heures pour réagir ce jeudi sur les réseaux sociaux. Aux dernières déclarations des avocats de la République remettant en cause l’identité de l’ex-président, il a dénoncé le cour de ce procès à la Haute cour militaire.
« Manipuler l’identité d’un ancien Chef d’État, fils d’un héros national, dont la mère biologique ainsi que les membres de la fratrie sont vivants, juste à des fins politiciennes est un crime d’État », a-t-il écrit, dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de la justice.
Selon Mwilanya, « ces plaies que l’on ouvre à cœur joie aujourd’hui seront difficiles à panser demain », un avertissement sur les répercussions que ces accusations pourraient avoir sur la mémoire nationale et le climat politique congolais.
Le procès de Joseph Kabila, entamé il y a plusieurs semaines, est déjà marqué par des accusations explosives, allant de la trahison à la remise en cause de sa filiation et de sa nationalité. Les propos de Mwilanya rappellent que, derrière ces débats judiciaires, se trouvent des familles et des symboles nationaux qui pourraient être durablement fragilisés par la polarisation politique.
Une seule question reste : jusqu’où la justice peut-elle aller sans blesser l’histoire et l’unité du pays ?
Walim M.
