Une vive polémique secoue actuellement la scène gospel congolaise après la sortie de la chanson controversée « Longola ba anges » de l’artiste Benjamin Kayombo. Traduite en français par « Enlève les anges », cette chanson a semé l’incompréhension et suscité de nombreuses réactions dans les milieux chrétiens et sur les réseaux sociaux.
Dans ce titre, Kayombo laisse entendre, selon certains, une remise en question de la présence des anges dans certaines circonstances spirituelles. L’artiste s’est exprimé publiquement pour clarifier ses propos révélant qu’il voulait simplement louer Dieu sans les anges, de nombreux fidèles, pasteurs et musiciens gospel ont vivement critiqué ce message perçu comme une déviation théologique.
Parmi les voix qui se sont élevées, celle de l’évangéliste Claude Kabundi Walesa n’est pas passée inaperçue. Dans une vidéo devenue virale, on le voit interpréter une chanson intitulée « Zongisa ba anges », qui signifie « Ramène les anges », une réponse directe et symbolique à Kayombo. Ce contre-message se veut, selon ses partisans, une manière de rappeler la centralité des anges dans la foi chrétienne comme messagers et agents de protection divine.
La controverse illustre les tensions parfois sensibles dans le gospel congolais, où la créativité musicale côtoie des convictions théologiques fortes. Pour certains observateurs, cet échange à distance montre un besoin de débat sain mais structuré autour des fondements bibliques.
En attendant une éventuelle réaction de Benjamin Kayombo, le public continue de se diviser : entre ceux qui défendent une liberté d’expression artistique dans la foi, et ceux qui appellent à un respect rigoureux du message biblique.
Walim M.
