Alors que la composition du gouvernement Suminwa II continue de faire couler beaucoup d’encre, la coalition LAMUKA, emmenée par Martin Fayulu, a tenu à clarifier sa position. Par la voix de Prince Epenge, haut cadre du mouvement et proche du leader de l’ECIDé ce vendredi, l’opposition radicale assume pleinement son refus de toute participation à l’équipe gouvernementale dévoilée dans la nuit du 7 au 8 août.
Devant la presse, Prince Epenge dénonce les pressions politiques et les tentatives de cooptation visant à rallier certains opposants au pouvoir en place. « On n’entre pas au gouvernement par peur, intimidation, menace, chantage, agression, par pitié ou pour l’argent », affirme-t-il d’entrée de jeu, dénonçant une gouvernance basée sur la contrainte plutôt que sur le consensus.
Selon Prince Epenge, le refus de LAMUKA de participer au gouvernement ne relève ni du calcul politique, ni d’un acte de défiance gratuite, mais d’une position de principe. « Nous avons refusé et dit non par patriotisme et conviction, pas par défi », insiste-t-il.
Le message est clair : LAMUKA reste fidèle à sa ligne de conduite, refusant d’entrer dans un système qu’elle juge vicié à la racine. La coalition continue de revendiquer la vérité des urnes depuis les élections de 2018, et considère que toute participation gouvernementale sans réforme profonde du système politique ne ferait que cautionner le statu quo.
Prince Epenge va plus loin, en mettant en garde contre les conséquences de la stratégie actuelle du pouvoir, qu’il accuse de gagner du temps au lieu d’initier un vrai dialogue national. « La stratégie consistant à différer les initiatives de paix et de dialogue interne pour gagner du temps va s’avérer suicidaire et coûtera des vies. L’homme prudent aperçoit le mal de loin », prévient-il.
MM
