Le procès de l’ancien ministre de la justice congolais Constant Mutamba, président du parti Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC/A) s’ouvrira ce mercredi 09 juillet 2025 devant la Cour de cassation à Kinshasa. En amont de cette comparution très attendue, son parti politique dénonce un « complot politique manifeste » visant à l’écarter de la scène publique.
Dans un communiqué officiel n°002, signé par Jean Claude Ngazwa Ayemo, le bureau politique de la NOGEC/A appelle à une mobilisation populaire, pacifique et massive, particulièrement dans la capitale, pour soutenir leur leader.
« Cette comparution s’inscrit dans le cadre d’un complot politique manifeste qui vise non seulement à l’éliminer de la scène politique, mais aussi à porter atteinte à son intégrité physique », peut-on lire dans le communiqué publié le 2 juillet.
Le parti en appelle à l’ensemble des forces vives, aux jeunes, femmes, mouvements citoyens, partis alliés, et même à la diaspora congolaise, pour faire bloc contre ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du régime en place. Sur les réseaux sociaux, le mot d’ordre est lancé sous le.
Mutamba est accusé par le procureur général de la cour de cassation Firmin Mvonde d’avoir tenté de détourner 19 millions de dollars, destinés à la construction d’une prison à Kisangani.
Figure montante de l’opposition républicaine, Mutamba s’est illustré ces dernières années par ses discours fermes contre la la corruption, les détournements de fond et l’insécurité. Sa popularité grandissante, notamment auprès de la jeunesse kinoise, en fait un acteur politique à surveiller de près.
L’appel à la mobilisation massive dans les rues de Kinshasa laisse craindre des tensions ou des affrontements, bien que la NOGEC insiste sur le caractère « pacifique » de l’action.
MM
