Plus que deux jours avant l’ouverture du procès. L’ancien ministre congolais de la Justice, Constant Mutamba, sera jugé ce mercredi 9 juillet par la Cour de cassation, à Kinshasa. Il est poursuivi pour tentative de détournement de deniers publics et outrage aux corps constitués.
Ce procès très attendu portera notamment sur la gestion des 19 millions de dollars américains alloués à la construction de la prison centrale de Kisangani, en province de la Tshopo. Le ministère public accuse l’ancien ministre d’avoir initié un mécanisme de détournement autour de ces fonds publics.
En plus de cette accusation, Constant Mutamba est également visé pour outrage aux corps constitués, un chef d’accusation lié à certaines de ses déclarations publiques tenues ces derniers mois devant ses partisans au ministère de la justice.
Dans un communiqué publié ce week-end, son parti politique Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), dont il est l’autorité morale, a appelé ses membres et la jeunesse congolaise à se mobiliser massivement pour accompagner leur leader lors de cette première audience. Le parti parle d’un « complot politique » contre Constant Mutamba, dénonçant une justice instrumentalisée à des fins partisanes.

Jusqu’à présent, la défense de l’ancien ministre n’a pas encore réagi publiquement aux accusations, mais elle promet de faire éclater la vérité devant la Cour.
Le procès s’ouvrira dans deux jours, au siège de la Cour de cassation à Kinshasa dirigé par le procureur Firmin Mvonde. C’est ce dernier qui a traduit le ministre honoraire de la justice en justice.
MM
