Autrefois source de vie et d’activités économiques locales, la rivière Kalamu est aujourd’hui méconnaissable. Jadis utilisée pour la pêche et l’extraction de sable destiné à la construction, elle s’est progressivement transformée en un véritable dépotoir à ciel ouvert.
Plastiques, ordures ménagères, eaux usées… Rien n’y échappe. Les riverains, faute de gestion organisée des déchets, déversent quotidiennement leurs immondices dans ce cours d’eau. Certains foyers sont même allés jusqu’à canaliser directement leurs toilettes vers la rivière.
La rivière Kalamu, bien connue des Kinois, traverse plusieurs communes densément peuplées : Selembao, Makala, Bumbu et Kalamu. Son insalubrité constitue désormais une menace environnementale et sanitaire pour les habitants.
Des associations de quartier et des organisations de la société civile alertent régulièrement sur les risques liés à cette pollution : propagation de maladies hydriques, dégradation de l’écosystème aquatique, sans compter les inondations récurrentes aggravées par l’obstruction des lits de la rivière.
Pour de nombreux anciens habitants, l’image de la Kalamu d’aujourd’hui contraste fortement avec celle d’hier. « On pêchait du poisson, on voyait l’eau claire, on pouvait même y prendre du sable », témoignent des riverains nostalgiques.
Malgré des campagnes ponctuelles de nettoyage initiées par la mairie ou certaines ONG, la situation demeure critique. La transformation de la rivière Kalamu en dépotoir illustre les défis persistants de gestion des déchets dans la capitale congolaise.
Walim M.
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