C’est une révélation qui suscite l’indignation et l’inquiétude : des plaques d’immatriculation de la République démocratique du Congo (RDC), identiques à celles délivrées officiellement par les services de l’État, sont en vente libre sur Alibaba, célèbre plateforme chinoise de commerce en ligne.
Sur les annonces consultées, les plaques sont proposées avec le drapeau congolais et un hologramme officiel, éléments qui leur donnent l’apparence de documents légitimes. Les tarifs pratiqués défient toute concurrence :
• 500 plaques ou plus : 2,50 USD/pièce
• 1 000 à 4 999 plaques : 2,10 USD
• 5 000 plaques et plus : 1,70 USD
Ces plaques sont disponibles à l’exportation, sans vérification apparente de leur usage ni lien avec une autorité officielle congolaise.

Une faille majeure dans la sécurité nationale ?
Cette situation soulève de graves préoccupations en matière de sécurité, de fraude, et de criminalité transnationale. Des individus ou réseaux pourraient facilement se procurer ces plaques pour immatriculer des véhicules clandestins, échapper au contrôle de la police ou commettre des délits sous une fausse identité.
Appel à une réaction urgente du gouvernement
De nombreux internautes, activistes et observateurs appellent le gouvernement congolais à agir immédiatement. Il est question :
• d’ouvrir une enquête urgente sur l’origine de ces ventes ;
• d’exiger le retrait immédiat des produits frauduleux de la plateforme Alibaba ;
• de renforcer la traçabilité et la sécurisation des plaques officielles délivrées par l’État ;
• et de saisir les instances internationales pour encadrer l’utilisation des symboles souverains sur les plateformes étrangères.
À l’heure actuelle, aucune réaction officielle n’a encore été rendue publique par les autorités congolaises, alors que la situation pourrait entraîner une crise majeure de confiance et de sécurité sur le territoire national.
MM
