Alors que la signature de l’accord-cadre de Doha marque un tournant dans les échanges entre Kinshasa et le M23, plusieurs points essentiels restent à finaliser pour rendre le processus pleinement opérationnel. Selon les documents de travail soumis aux médiateurs, trois blocs thématiques structurent désormais la suite des négociations.
La première étape concerne la restauration de l’autorité de l’État, les réformes et la gouvernance participative nationale. Ce volet vise à définir les mécanismes permettant de rétablir la présence administrative dans les zones affectées, tout en intégrant des mesures de réformes politiques, institutionnelles et de gestion publique afin de renforcer la légitimité et la transparence des institutions.
Le deuxième axe porte sur les arrangements sécuritaires intérimaires et le DDR (désarmement, démobilisation et réintégration). Il s’agit de préciser les modalités de cantonnement, les garanties sécuritaires temporaires, ainsi que les voies de réintégration prévues pour les combattants concernés. Cette phase est jugée déterminante pour assurer une désescalade durable sur le terrain.
Le troisième et dernier volet touche à l’identité, la citoyenneté, le retour et la réinstallation des réfugiés et personnes déplacées. Les négociations doivent aboutir à des engagements concrets sur la réinstallation sécurisée, la reconnaissance des droits, et le traitement administratif des populations ayant fui les zones de conflit.
Ces trois étapes constituent la prochaine séquence de travail pour les équipes impliquées à Doha, qui doivent encore transformer les principes actés en mesures applicables dans l’Est de la RDC.
MM
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