La principale voie reliant Matadi à Kinshasa, la Route Nationale N°1, est complètement coupée à hauteur de Kasangulu depuis la soirée d’hier, suite à de fortes pluies qui se sont abattues sur le Kongo-Central. Une érosion spectaculaire, déjà visible ces dernières semaines, s’est brutalement aggravée, emportant une grande partie de la chaussée et rendant la circulation totalement impossible.
Un axe vital paralysé
La RN1 est l’axe routier le plus stratégique pour l’économie congolaise. Elle relie la capitale Kinshasa au port de Matadi, principal point d’entrée et de sortie des marchandises. Sa coupure a donc des conséquences immédiates sur le transport des biens, des produits alimentaires et du carburant.
Sur les images amateurs filmées sur place, on aperçoit une profonde tranchée béante coupant la route en deux, sans possibilité de passage pour les véhicules. Camions et bus sont contraints de faire demi-tour, tandis que des centaines de voyageurs restent bloqués de part et d’autre.
Une situation prévisible et ignorée ?
Ce drame n’est pas sans précédent. Les habitants et certains usagers réguliers avaient déjà tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois, signalant des signes évidents d’érosion au niveau du tronçon concerné. Malheureusement, aucune intervention sérieuse n’a été menée pour anticiper ce qui s’est finalement produit.
Face à cette situation, les appels à une réaction urgente des autorités se multiplient. Le gouvernement provincial du Kongo-Central et l’Office des Routes sont attendus au tournant. Des travaux de réhabilitation d’urgence sont indispensables, non seulement pour rétablir la circulation, mais aussi pour prévenir d’autres effondrements dans les zones à risque.
En attendant, le pays en paie le prix
Alors que le pays fait déjà face à de nombreux défis économiques, cette coupure risque d’envenimer davantage la situation. Hausse des prix, ruptures d’approvisionnement, difficultés de transport : les répercussions pourraient se faire sentir bien au-delà du Kongo-Central.
MM
