Alors que la soirée « Rumba Lipanda » de Ferre Gola Le Padre a tenu toutes ses promesses ce samedi en Belgique, un détail n’a pas échappé à l’œil attentif du public et des mélomanes : l’absence d’Héritier Watanabe dans le montage visuel projeté avant la montée sur scène de l’artiste.
Sur l’écran géant, défilaient les images de plusieurs figures de la musique congolaise, toutes générations confondues : de Pepe Kallé à Innoss’B, en passant par Fally Ipupa, Defao, Tshala Muana, Cindy Le Cœur, Fabregas, Koffi Olomide, Mbilia Bel, ou encore Deplick Pomba. Tous étaient là, sauf Héritier Watanabe.
Une omission qui ne semble pas fortuite, selon certains observateurs du milieu musical. Depuis plusieurs mois, Héritier Watanabe multiplie les signes de rivalité à l’égard de Ferre Gola, sans que ce dernier ne lui réponde publiquement. Ce silence de Ferre, perçu comme une forme d’indifférence assumée, renforce l’idée que l’auteur de “Visa” ne le considère pas comme un adversaire direct, préférant concentrer son énergie ailleurs.
« Ferre a montré une fois de plus qu’il est au-dessus des querelles personnelles. Son hommage collectif à la rumba congolaise visait à fédérer, mais sans hypocrisie », analyse un chroniqueur musical contacté après le show.
L’exclusion d’Héritier dans une célébration aussi symbolique pourrait être interprétée comme une mise à distance claire et calculée. Certains proches de Ferre affirment que le montage a été conçu pour honorer ceux qui contribuent positivement au rayonnement de la rumba congolaise, sans polémique ni provocation.
MM
