En République démocratique du Congo, près de vingt millions de personnes soit un Congolais sur cinq souffrent de troubles mentaux. Ces chiffres, communiqués par le ministère de la Santé publique et relayés par Deutsche Welle, révèlent l’ampleur silencieuse d’un problème encore largement ignoré.
À Kinshasa comme dans d’autres villes, les pathologies vont de l’anxiété chronique aux troubles sévères nécessitant un suivi médical. Pourtant, la prise en charge reste limitée, faute de structures adaptées, de moyens financiers et de personnels formés.
Le pays, marqué par des décennies de conflits, de crises humanitaires et de précarité, offre un terrain propice à la détresse psychologique. Mais pour de nombreux malades, l’accès aux soins relève du parcours du combattant, entre stigmatisation sociale et absence de politiques publiques ciblées.
Des associations locales tentent de combler ce vide, souvent avec des ressources dérisoires. Elles alertent : sans une réponse nationale forte, la santé mentale continuera de peser lourdement sur le développement social et économique du pays.
La question reste ouverte : la RDC est-elle prête à considérer la santé mentale comme une urgence nationale au même titre que les autres priorités sanitaires ?
Walim M.
