Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a publiquement affirmé lors d’une interview depuis la Belgique que son prédécesseur, Joseph Kabila, se trouve derrière la création de l’Alliance des Fleuve Congo (AFC) dirigée par Corneille Nangaa.
Lors d’une déclaration officielle, le chef de l’État a accusé l’ancien président Kabila de manœuvrer pour saboter le processus électoral en RDC. Selon Tshisekedi, l’AFC serait une tentative de Kabila d’influencer les prochaines élections en soutenant Nangaa, l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
« L’AFC, c’est Kabila », a affirmé sans détour le président Tshisekedi, appelant les Congolais à la vigilance face à ces « manœuvres » visant à entraver la tenue d’élections libres et transparentes.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques alors que le pays se prépare pour les élections générales prévues en 2023. Le président Tshisekedi a souligné l’importance cruciale de ces scrutins pour l’avenir démocratique de la RDC.
De son côté, Joseph Kabila n’a pas encore réagi publiquement aux accusations de son successeur. Pour sa part, l’AFC a rejeté avec vigueur les allégations du président, affirmant agir dans l’intérêt supérieur du peuple congolais.
