Une campagne lancée sur les réseaux sociaux, baptisée « Pas de sexe avant le mariage », alimente les échanges sur X depuis plusieurs heures.
Dans des vidéos devenues virales, des jeunes, présentés comme des frères et sœurs d’une église, se succèdent face caméra pour déclarer : « Pas de sexe avant le mariage ». Le ton est direct, le message assumé. Rapidement, le mot d’ordre a circulé au-delà du cercle religieux, suscitant réactions, critiques et interrogations.
Sous la publication, les commentaires se multiplient.
Sir Japhet Futi a écrit : « bande d’hypocrites ».
Dominique Kaniama a soulevé une question plus médicale : « Pas de problème, nous sommes d’accord. Mais si la femme a le syndrome de Rokitansky, et c’est dans le mariage que vous l’avez découvert, vous faites quoi ? Vous divorcer ? Parce que cette femme ne mettra jamais au monde… ».
De son côté, Hervey Keto a commenté : « Ils sont les premiers à nous le prêcher, mais ce sont toujours eux qui courent derrière les bandimis pour faire ce qu’ils leur interdisent… Les Congolais sont des rêveurs ».
Entre défense de valeurs religieuses, accusations d’incohérence et débats sur les réalités biologiques comme le syndrome de Rokitansky, le challenge dépasse désormais le simple cadre spirituel. Il met en lumière un clivage persistant entre morale prônée publiquement et pratiques supposées en privé.
Sur X, les positions restent tranchées. Certains saluent une initiative qu’ils jugent courageuse dans un contexte où la sexualité est de plus en plus exposée. D’autres dénoncent un discours qu’ils estiment déconnecté des réalités sociales contemporaines.
En quelques heures, la campagne a changé de dimension, passant d’un engagement religieux à un véritable débat de société en ligne.
MM
