La capitale congolaise aime le spectacle, et ce jeudi, c’est Celeo Scram qui en a offert un. Tout juste rentré des États-Unis, l’artiste a été aperçu au volant d’une Maserati Ghibli noire, un bolide de luxe qui n’est pas passé inaperçu dans les rues de Kinshasa.
On le voit dans une vidéo publiée lui-même sur ses réseaux sociaux entouré de jeunes admirateurs, courant derrière sa voiture comme derrière une star du ballon rond. Sur sa page Facebook, Celeo a accompagné son arrivée d’un message aux allures de déclaration de territoire : « Kinshasa appartient aux Kinois. Je suis ici pour 4 jours dans le but de rôder ma voiture. »
Un episode qui a lieu alors la guerre des voitures de luxe bat son plein entre musiciens congolais. Dans une ville où chaque sortie est une scène, la Maserati de Celeo vient s’ajouter aux Rolls-Royce, Range Rover ou Lamborghini déjà exhibées par ses collègues.
Mais derrière le vrombissement du moteur, les critiques ne manquent pas. Depuis ses piques contre Werrason et son soutien affiché à Adolphe Dominguez, Celeo Scram s’est mis à dos une partie du public du Wenge Maison Mère. Pour certains fans, son arrivée en grande pompe est une provocation de plus.
Le chanteur, lui, assume son style et continue de jouer la carte de la provocation médiatique. Mais une question demeure : dans cette bataille d’ego et de luxe, la musique congolaise ne risque-t-elle pas de se perdre dans le bruit des moteurs ?
MM
