À quelques semaines de l’élection à la présidence de la Fédération congolaise de football, les tensions s’accentuent entre anciens Léopards candidats, sur fond de stratégies divergentes et d’enjeux d’alliances.
La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) prend une tournure plus politique à l’approche du scrutin du 20 mai 2026. Candidat déclaré, Aziz Makukula a ouvertement critiqué Shabani dans une vidéo récente, qu’il accuse d’avoir refusé de s’inscrire dans une dynamique d’unité entre anciens internationaux.
L’ancien attaquant regrette une fragmentation qu’il juge préjudiciable. Depuis plusieurs mois, il plaide pour un retour de la gestion du football aux anciens joueurs, estimant que leur expérience constitue un atout pour redresser la discipline. Dans cette logique, une alliance entre figures issues du terrain aurait, selon lui, renforcé leur poids face aux profils venus de l’administration sportive.
Face à cette approche, Shabani Nonda a opté pour une stratégie distincte. Sa candidature, officialisée lors du dépôt des dossiers le 21 avril, s’articule autour d’un projet axé sur la transparence et la réforme. L’ancien capitaine des Léopards met en avant trois priorités : le développement du football de base, la construction d’infrastructures à travers les provinces et la refonte de la gouvernance du secteur.
Dans ce contexte, l’équation électorale s’annonce déterminante. Avec 68 électeurs et une majorité absolue fixée à 35 voix, les alliances joueront un rôle clé. La division du camp des anciens internationaux pourrait ainsi redistribuer les équilibres au profit d’autres profils.
Au total, neuf candidats sont en lice pour ce scrutin : Aziz Makukula, Jean-Didier Masamba, Shabani Nonda, Max Mayaka, Kevin Issa, Bosco Mwehu, Patrice-Rainier Mangenda, Véron Mosengo-Omba et Jean-Claude Mukanya. Parmi eux, trois figures concentrent l’attention : Mosengo-Omba, Nonda et Makukula, dans une compétition où chaque voix pourrait s’avérer décisive.
MM
