Les autorités américaines ont annoncé ce jeudi des sanctions ciblées contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, désormais accusé par Washington d’alimenter l’instabilité sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo par un appui présumé au mouvement rebelle du M23.
Dans un communiqué officiel publié par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), structure relevant du département du Trésor des États-Unis, Washington reproche à l’ex-chef de l’État congolais de contribuer à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, particulièrement dans les provinces orientales secouées par les offensives répétées du groupe armé.
Les mesures américaines prévoient notamment le gel des avoirs éventuels de Joseph Kabila sous juridiction américaine ainsi que des restrictions financières susceptibles de limiter toute transaction impliquant des entités ou citoyens américains.
Selon l’administration américaine, ces dispositions s’insèrent dans une stratégie de pression visant les personnalités considérées comme responsables de violences, de déstabilisation politique ou de soutien à des organisations armées opérant en RDC.
Joseph Kabila, président de la RDC entre 2001 et 2019, demeure une figure politique majeure du pays. Les accusations américaines pourraient avoir des répercussions significatives sur son image internationale ainsi que sur les équilibres politiques internes.
Depuis plusieurs mois, les tensions demeurent vives autour des soutiens présumés dont bénéficierait le M23, alors que Kinshasa multiplie les dénonciations contre diverses ingérences extérieures et réseaux internes soupçonnés de complicité.
MM
