L’Église du Réveil du Congo (ERC) a annoncé, mardi, son intention de porter l’affaire devant les juridictions compétentes contre certains acteurs politiques et sociaux accusés de propos diffamatoires et d’invectives visant ses responsables.
Dans un communiqué daté du 4 mai et signé par son secrétaire général, Emmanuel Kazadi Tshishiku, cette organisation religieuse fait état de « dérives verbales inacceptables » consécutives à sa prise de position publique en faveur d’une révision de la Constitution du 18 février 2006.
Selon le document, ces attaques porteraient atteinte à l’honneur et à la crédibilité de ses dirigeants, justifiant ainsi le recours aux mécanismes judiciaires afin d’établir les responsabilités et d’obtenir réparation.
Quelques jours plus tôt, l’ERC, conduite par l’archevêque Ejiba Yamapia, avait organisé une conférence de presse réunissant plusieurs figures religieuses, notamment le pasteur Godé Mpoy et l’évêque Mukuna. Au cours de cette rencontre, les intervenants avaient exprimé leur soutien à une modification de la loi fondamentale, invitant le Président Félix Tshisekedi à engager ce processus.
Cette position a suscité de nombreuses réactions dans l’espace public, certaines favorables, d’autres critiques, parfois formulées dans des termes jugés outranciers par l’institution religieuse.
Par cette démarche annoncée, l’Église du Réveil du Congo entend défendre son image et réaffirmer son droit à la libre expression sur les questions d’intérêt national, dans le respect des dispositions légales en vigueur.
Walim M.
