Une intervention des services du Conseil national de cyberdéfense (CNC) visant Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi à Kinshasa. Selon plusieurs sources concordantes, l’opération s’est déroulée à son domicile aux premières heures de la matinée, aux alentours de 3 heures.
Cette action des services de sécurité a rapidement provoqué des réactions au sein du paysage politique congolais, notamment dans les rangs du PPRD, parti cher à l’ancien président de la République Joseph Kabila. Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale et figure influente de cette formation politique, a pris la parole pour exprimer ses préoccupations quant aux circonstances de cette intervention.
Dans une déclaration rendue publique, l’ancien speaker de la Chambre basse a estimé que la manière dont cette opération a été menée pourrait avoir des répercussions sur le climat politique général. Il a appelé les autorités compétentes à fournir des explications claires sur les raisons ayant conduit à cette action et sur le cadre légal qui l’entoure.
Aubin Minaku a également insisté sur la nécessité pour les services de l’État de se conformer aux principes constitutionnels et aux garanties prévues par la loi, rappelant l’importance du respect des droits des personnes concernées, quelle que soit leur appartenance politique.
Alors que les réactions continuent d’affluer, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite par le Conseil national de cyberdéfense pour préciser les motifs exacts de cette intervention ni la situation juridique actuelle d’Emmanuel Ramazani Shadary.
MM
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