Le journaliste d’investigation et directeur général de Bosolo TV, Israël Mutombo, a livré une réflexion piquante sur l’évolution de la musique congolaise, ce mercredi 28 mai sur sa page Facebook. À travers une publication brève mais incisive, il a mis en lumière le rôle fondamental des professionnels de l’ombre dans la production musicale actuelle.
« Avec la venue du machinisme dans la musique congolaise (notamment Autotune), certains arrangeurs, beatmakers, ingénieurs du son et compositeurs devraient en réalité être plus certifiés que les chanteurs eux-mêmes. Lumière à ces héros demeurant dans l’ombre », a-t-il écrit.
Cette réaction intervient deux jours après la remise de certifications musicales par Africa Music Corporation (AMC) à plusieurs artistes congolais, récompensés pour leurs chiffres de ventes et d’écoutes.
Par cette déclaration, Israël Mutombo invite à réévaluer la reconnaissance accordée dans l’industrie musicale, souvent focalisée sur les interprètes, au détriment de ceux qui façonnent discrètement les sons et les succès. Il dénonce en filigrane une forme d’injustice symbolique, à l’ère où les outils numériques comme l’Autotune redéfinissent profondément la performance vocale.
Un message salué par de nombreux internautes, notamment des acteurs du milieu artistique, qui y voient une prise de position courageuse en faveur de l’équité dans la valorisation des talents.
MM
