Une centaine de magistrats nouvellement nommés ont organisé un sit-in, jeudi 10 juillet, devant les ministères des Finances et du Budget, au Centre financier de Kinshasa. Ils protestent contre le retard dans leur affectation et le non-paiement de leurs salaires, plus de trois mois après leur nomination par ordonnance présidentielle du 28 mars 2025.
Ces magistrats, issus de la promotion 2025, affirment avoir reçu leur notification officielle, mais déplorent l’absence d’affectation dans les juridictions ainsi que la non-mécanisation de leur situation administrative. « Nous sommes abandonnés. Nous ne comprenons pas pourquoi, malgré la décision du chef de l’État, rien ne bouge », a confié l’un d’eux sous anonymat.
Encadrés par la police, les manifestants ont exprimé leur mécontentement à travers des chants, des sifflets et des vuvuzelas. Ils dénoncent un silence qu’ils jugent injustifié de la part des autorités concernées.
Face à cette mobilisation, un conseiller du ministre du Budget est descendu sur place. Il a proposé une séance de travail ce vendredi 11 juillet, en invitant les manifestants à désigner une délégation représentative pour faire entendre leurs revendications.
Par ailleurs, dans un communiqué publié le même jour, le secrétaire permanent du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a rappelé que toute revendication doit passer par la voie hiérarchique. Il a mis en garde les magistrats contre toute manifestation publique, évoquant la possibilité de sanctions disciplinaires pour ceux qui s’écartent des canaux institutionnels.
Selon le CSM, la prise en charge des nouveaux magistrats est en cours de traitement administratif et budgétaire.
MM
