Le ministère provincial du Plan, Budget, Fonction publique, Emploi, Tourisme, Transports et Mobilité urbaine a annoncé une série de nouvelles mesures visant à encadrer la circulation des engins cyclomoteurs dans la capitale congolaise. Selon une note circulaire publiée lundi, les tricycles affectés au transport des personnes et des biens sont désormais interdits d’accès à onze grandes artères de Kinshasa, dans le but de réduire les risques élevés d’accidents et d’améliorer la fluidité du trafic.
« Afin de réduire les risques élevés d’accidents et de congestion, il est strictement interdit aux tricycles affectés au transport des personnes et des biens de circuler » sur certaines routes majeures, précise le document, signé sur instruction du gouverneur Daniel Bumba Lubaki.
Les axes interdits aux tricycles
Les tricycles ne pourront plus circuler sur les artères suivantes :
• Boulevard Lumumba
• Boulevard Sendwe
• Avenue de Libération
• Boulevard du 30 Juin
• Boulevard Triomphal
• Avenue Poids Lourds
• Avenue Kasa-Vubu
• Avenue Mondjiba
• Avenue Nguma
• Avenue du Tourisme (axe Nzela ya mayi)
• Place Kintambo Magasin
Ils ne seront autorisés que dans les quartiers secondaires, sur des voiries communales à faible trafic, et devront respecter les limites de chargement fixées par la réglementation.
Restrictions renforcées pour les taxis-motos dans la Gombe
La note rappelle également que dans la commune de la Gombe, la circulation, le stationnement et l’exploitation de taxis-motos sont totalement interdits.
Seul un système de dépose-reprise est autorisé sur des axes précis menant vers le centre-ville, notamment l’avenue des Huileries, Tombalbaye, Colonel Monjiba, Bokasa, Kasa-Vubu, Wangata, du Kasaï, Poids Lourds, du Flambeau ou encore l’avenue de l’O.U.A.
Une exception est toutefois prévue pour les motos privées et celles utilisées pour la livraison de marchandises, à condition qu’elles soient identifiées et enregistrées auprès de la Division urbaine des Transports.
Sanctions prévues en cas d’infraction
Les contrevenants s’exposent à des mesures strictes :
• Taxis-motos en zones interdites : saisie de l’engin pendant 30 jours + amende de 500 000 FC et frais de fourrière.
• Tricycles en zones interdites : suspension de l’autorisation de transport pendant 15 jours + mise en fourrière 15 jours + amende de 500 000 FC et frais de fourrière.
Les services de la Police nationale congolaise, la Brigade spéciale de protection de l’environnement, la Régie des fourrières et les équipes de contrôle technique sont chargés d’assurer une surveillance permanente sur les zones concernées.
La note insiste enfin sur la lutte contre les abus lors des contrôles, rappelant que « toute forme de tracasserie ou complicité expose l’agent fautif à des sanctions administratives sévères ».
Walim M.
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