Kinshasa a affiché un rythme d’activités inégal ce mercredi à la suite de l’appel à la « ville morte » lancé par la plateforme d’opposition C64 pour protester contre un éventuel changement de la Constitution et l’idée d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
Dans plusieurs communes de la capitale, notamment à la Gombe, Lingwala, Lemba et dans certaines parties du district de la Tshangu, la circulation est restée moins dense qu’à l’accoutumée durant les premières heures de la matinée. Plusieurs commerces ont gardé leurs portes fermées, tandis que d’autres ont poursuivi normalement leurs activités.
Sur les marchés, la situation a également varié selon les secteurs. Certains vendeurs ont répondu à l’appel de l’opposition en restant chez eux, alors que d’autres ont rejoint leurs lieux habituels de travail. Le même constat a été fait dans plusieurs artères où l’affluence des passants et des véhicules différait d’un quartier à l’autre.
Dans certaines zones, les activités ont progressivement repris au fil de la journée, avec une présence plus importante des commerçants, des transporteurs et des habitants.
La veille, les autorités avaient appelé les fonctionnaires, les commerçants et les maraîchères à poursuivre librement leurs occupations, tout en assurant la sécurité des personnes et de leurs biens à travers la ville.
Au regard des observations effectuées dans différents quartiers de la capitale, l’appel à la « ville morte » a connu une adhésion partielle, avec des réalités contrastées selon les communes et les secteurs concernés.
MM
