Le pasteur Moïse Mbiye a dénoncé, dimanche, au cours d’une prédication à Cité Bethel, des réunions de responsables religieux qu’il accuse de consacrer leurs échanges à des considérations politiques, notamment à la modification de la Constitution.
« Il y a des rassemblements de pasteurs. Quand ils se retrouvent, ils prennent le vin. Ils parlent de la politique. Ils pensent à une seule chose : bon, on va changer la Constitution. Et c’est devenu un camp de lépreux. Ils n’ont que ça, ils ne bénissent plus personne », a déclaré le responsable religieux devant les fidèles.
Dans son message, il a comparé certains cercles d’amitié à des « camps de lépreux », estimant qu’ils enferment leurs membres dans une vision unique et des préoccupations limitées. Il a également regretté que ces responsables ne portent plus leur attention sur la croissance spirituelle des croyants ni sur le développement de leurs communautés.
Ces propos surviennent alors que des pasteurs des Églises de réveil du Congo, réunis sous la direction de Ejiba Yamapia, multiplient des déclarations publiques en faveur d’une révision de la Constitution de 2006.
Lors d’une récente conférence, ces responsables religieux ont invité les fidèles à soutenir cette démarche, estimant que la loi fondamentale actuelle résulte d’arrangements conclus entre les anciens protagonistes des conflits armés en République démocratique du Congo.
Walim M.
