À Kinshasa, l’affaire Mutamba Constant Mutamba Tungunga vient de connaître une autre facette ce mardi : les autorités judiciaires ont décidé de sévir contre les messages en ligne jugés menaçants.
Depuis midi, la nouvelle circule dans les rues et sur les téléphones : le parquet de la Gombe a signé une réquisition ordonnant à la police judiciaire de traquer les auteurs de publications offensantes contre les magistrats. Facebook, WhatsApp, TikTok et YouTube sont particulièrement dans le viseur.
« On ne peut plus écrire n’importe quoi. La justice a décidé de frapper », commente un internaute joint par téléphone. D’autres, au contraire, redoutent un durcissement qui pourrait limiter la liberté d’expression.
Selon le document signé par le procureur Isofa Nkanga Edmond, il s’agit de ramener le calme et d’empêcher les incitations à la violence qui circulent depuis le réquisitoire visant Mutamba. Les auteurs présumés seront arrêtés et présentés à la justice.
Dans la capitale, cette décision divise : pour les uns, c’est une mesure nécessaire pour protéger les magistrats ; pour les autres, une réquisition qui risque d’installer la peur sur les réseaux sociaux.
MM
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