Une vague inquiétante d’empoisonnements secoue actuellement le Haut-Katanga et d’autres villes de la République démocratique du Congo. Face à la montée alarmante de ces cas, de nombreux jeunes ont lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour appeler les autorités à réagir en urgence.
Les ministres Roger Kamba (Santé), Constant Mutamba (Justice) et Jacquemin Shabani (Intérieur) sont directement interpellés dans cette mobilisation citoyenne qui prend de l’ampleur sur la toile. Les internautes exigent des enquêtes rigoureuses, des mesures de prévention, et des sanctions sévères contre les responsables de ces actes criminels.
« Les jeunes meurent comme ça, sans raison, juste parce qu’ils essaient de se faire une place dans la vie », peut-on lire dans plusieurs messages partagés sous les hashtags devenus viraux. Les victimes sont majoritairement de jeunes entrepreneurs, artistes, étudiants ou figures montantes de la société, ce qui suscite une vive émotion et un sentiment d’insécurité croissant.
Dans le Haut-Katanga, province particulièrement touchée, plusieurs cas d’empoisonnements mortels ont été signalés ces dernières semaines, souvent dans des circonstances troubles. Familles, amis et proches des victimes dénoncent une « banalisation » de ces drames, et un silence officiel jugé complice.
Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a été faite par les ministères concernés, mais la pression monte, et les Congolais réclament désormais des actions concrètes : autopsies systématiques en cas de décès suspect, campagnes de sensibilisation, et renforcement du cadre juridique contre l’empoisonnement.
Ce phénomène, autrefois considéré comme rare ou isolé, est en train de devenir un fléau social et sécuritaire. Et à défaut d’une réaction rapide des autorités, les jeunes promettent de maintenir la mobilisation jusqu’à ce que justice soit rendue et que des solutions durables soient mises en place pour arrêter notamment ceux qui vendent ces poisons.
Walim M
