Le ministère de l’Économie nationale a officialisé jeudi l’entrée en vigueur du décret réglementant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo, réservant désormais ces secteurs aux opérateurs économiques congolais, selon un communiqué de presse publié jeudi à Kinshasa.
D’après ce document signé sous la référence n°124/2026, le gouvernement fixe une nouvelle architecture juridique du commerce intérieur destinée à structurer davantage le secteur, en distinguant clairement le petit commerce, le commerce de détail classique et certaines branches spécialisées à forte intensité de capital.
Les congolais en priorité
« Le petit commerce et le commerce de détail sont réservés aux opérateurs économiques congolais », précise le communiqué.
Le ministère souligne toutefois que certaines activités relevant du commerce de détail spécialisé nécessitant des investissements substantiels restent accessibles aux investisseurs étrangers, conformément aux conditions définies par l’arrêté interministériel récemment signé.

« Certaines activités relevant du commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital demeurent ouvertes aux investisseurs étrangers, dans les conditions prévues par la réglementation », renseigne la même source.
Cette réforme impose ainsi aux commerçants étrangers opérant dans les segments désormais réservés aux congolais notamment plusieurs ressortissants asiatiques présents dans le commerce de proximité, les boutiques généralistes ou certaines formes de distribution ambulatoire de réorienter leurs activités vers les secteurs autorisés par la nouvelle réglementation.
Les opérateurs économiques concernés bénéficient d’un moratoire de six mois pour régulariser leur situation.
Un moratoire de 6 mois accordé
« Les opérateurs économiques concernés disposent d’un délai de six (6) mois pour se conformer aux nouvelles dispositions », indique le ministère.
Les autorités annoncent par ailleurs un dispositif national de vulgarisation destiné à informer les acteurs du secteur sur les nouvelles exigences réglementaires et les mécanismes d’application.
Par cette réforme, le gouvernement cherche à renforcer la protection de l’entrepreneuriat national, à assainir l’environnement commercial et à encadrer plus strictement la participation étrangère dans les circuits de distribution intérieure.
MM
