La controverse autour de la supposée délivrance d’un passeport diplomatique à l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba s’est intensifiée après la sortie publique de son fils, Noureddin Bongo Valentin, qui a formellement rejeté ce lundi les informations relayées par certaines sources proches des autorités de transition.
Selon plusieurs publications circulant au Gabon, l’ex-chef de l’État aurait obtenu un passeport diplomatique lui permettant de retrouver une certaine liberté de déplacement, près de trois ans après le renversement de son régime par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, actuel président de la transition.
Sur son compte X, Noureddin Bongo a toutefois réfuté cette version, affirmant que son père n’a entrepris aucune démarche liée à ce document officiel.
« Mon père confirme n’avoir jamais demandé, signé, ni reçu ce passeport. Visiblement, mon post les a dérangés. Une fois de plus, ils tentent de manipuler l’opinion », a-t-il déclaré.

Dans sa publication, il a soulevé plusieurs interrogations sur les conditions de délivrance d’un tel document, notamment l’absence présumée de consentement, de signature ou d’empreintes digitales du bénéficiaire.
« Un document officiel émis au nom d’une personne sans son consentement, sans ses empreintes digitales, sans sa signature, ou même sa connaissance. Comment est-ce possible ? », s’est-il interrogé.
Noureddin Bongo a également mis en doute la date d’émission mentionnée sur le document, fixée au 1er avril 2026, suggérant une possible opération de communication destinée à répondre aux critiques émises sur les réseaux sociaux.
« Ce passeport aurait-il été imprimé aujourd’hui et antédaté pour répondre à mon post ? Et à quoi sert un passeport si la personne concernée ne l’a pas en sa possession ? », a-t-il ajouté.
Du côté du pouvoir de transition, des visuels du passeport diplomatique attribué à Ali Bongo ont été diffusés pour accréditer l’existence du document, sans toutefois faire taire les dénégations de la famille de l’ancien dirigeant.
Une affaire qui maintient les tensions persistantes entre les nouvelles autorités gabonaises et le clan Bongo, dans un climat politique encore marqué par les séquelles du putsch d’août 2023 ayant mis fin à plus de cinq décennies de pouvoir dynastique.
Walim M.
