Kinshasa a connu, ce lundi 26 janvier, une forte perturbation de la mobilité urbaine. Plusieurs artères de la capitale se sont retrouvées presque vides, conséquence directe de la rareté des moyens de transport en commun.
Deux jours plus tôt, le gouverneur de la ville avait annoncé le lancement d’une opération de contrôle ciblant les documents de conduite, notamment le permis de conduire. Les autorités provinciales expliquent que cette mesure vise une meilleure organisation de la circulation routière.
Sur le terrain, les effets ont été immédiats. De nombreux chauffeurs de taxis, taxis-bus et bus ont préféré suspendre leurs activités, craignant des sanctions. Résultat : une offre de transport fortement réduite dès les premières heures de la journée.
Face à cette situation, une grande partie de la population s’est déplacée à pied pour rejoindre les lieux de travail, les écoles ou les marchés. Les rares véhicules en circulation ont appliqué des tarifs nettement revus à la hausse, avec des prix parfois multipliés par trois, selon plusieurs usagers.
Dans plusieurs communes, les routes sont restées inhabituellement dégagées, contrastant avec l’affluence habituelle. Cette journée a mis en évidence la forte dépendance de la ville au transport routier informel et l’impact immédiat des mesures de contrôle sur la vie quotidienne des Kinois.
MM
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