Devant la Cour de cassation, ce lundi matin, tout est étrangement calme. Pas de bousculade, pas de slogans, pas de foules en colère. Seulement ce silence qui en dit long, comme une respiration suspendue.
Car derrière ce calme apparent, c’est l’incertitude qui règne. La veille encore, une note attribuée à la haute juridiction annonçait le report du procès de Constant Mutamba au 1er septembre. Quelques heures plus tard, une autre notification circulait, fixant finalement la date du 2 septembre. Deux annonces contradictoires, deux vérités qui s’affrontent, et au milieu… un doute qui persiste.
Les regards se croisent devant les grilles de la Cour, entre journalistes, passants et badauds curieux. On attend, sans vraiment savoir quoi attendre. Le procès aura-t-il lieu aujourd’hui ? Demain ? Ou faudra-t-il encore patienter ?
Dans ce décor figé, le temps semble suspendu. Mais chacun sait que derrière ce silence se prépare un moment décisif pour Constant Mutamba, dont l’avenir politique et judiciaire se joue dans ces murs.
Aujourd’hui, la Cour de cassation ne parle pas encore. Mais son silence est déjà une réponse.
MM
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