Des dizaines d’habitants de Bumbu et Selembao ont manifesté vendredi pour exprimer leur ras-le-bol face à l’insécurité grandissante dans ces communes périphériques de Kinshasa. Victimes de multiples agressions commises par les Kulunas ( bandits de grands chemins), pillages, viols et meurtres, ils réclament aux autorités locales plus de protection.
« Ici on ne dort plus tranquille, on a peur pour nos enfants et nos biens. Les Kulunas font ce qu’ils veulent », déplore un riverain. Les manifestants dénonçaient également les abus commis par certains policiers. « Ils arrêtent les gens pour un rien, s’ils voient un homme et une femme ensemble. Mon fils a été arrêté sans raison », s’insurge une mère.
Les protestataires scandaient leur ras-le-bol face à l’incapacité des forces de l’ordre à assurer leur sécurité. « Au lieu d’arrêter les Kulunas, les policiers préfèrent embêter les innocents », fustige un jeune. Alors qu’ils défilaient pacifiquement avec une banderole, la marche a été interdite par les policiers, exacerbant la colère de la population. Celle-ci réclame désormais des actes concrets des autorités provinciales pour mettre un terme à cette insécurité grandissante.
Malgré le lavement récent de l’opération « Panthère noire », l’insécurité se porte toujours bien à Kinshasa. Les autorités sont donc appelés à prendre leurs responsabilités.
JMM
