Selon le dernier rapport de l’UNESCO sur les tendances mondiales couvrant la période 2022-2025, 85 % des meurtres de journalistes recensés à travers le monde n’ont pas fait l’objet de condamnations judiciaires.
Ce taux élevé d’impunité illustre les difficultés persistantes rencontrées par les autorités nationales pour enquêter efficacement sur les crimes commis contre les professionnels des médias. L’UNESCO souligne que l’absence de sanctions judiciaires contribue à la répétition des violences et fragilise la liberté de la presse.
Le rapport indique que les journalistes sont particulièrement vulnérables dans les contextes de conflits armés, d’instabilité politique, de corruption et de criminalité organisée. Toutefois, l’organisation note que de nombreux assassinats surviennent également en dehors des zones de guerre, souvent en lien avec des enquêtes sensibles ou des révélations d’intérêt public.
Face à ce constat, l’UNESCO appelle les États à renforcer les mécanismes de prévention, à garantir des enquêtes indépendantes et à assurer la protection des journalistes, considérée comme un pilier essentiel de sociétés sûres, informées et démocratiques.
MM
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