Le gouvernement congolais durcit le contrôle des télécommunications pour limiter les délits liés à l’anonymat des téléphones mobiles. À l’issue du dernier Conseil des ministres, Jacquemin Shabani, ministre de l’intérieur, a annoncé que la vente des cartes SIM préenregistrées sera désormais interdite et que tous les abonnés devront être réidentifiés.
« Une réunion inter-institutions sera organisée avec le ministère des Postes et Télécommunications, l’ARPTC et les opérateurs de téléphonie afin d’épiloguer sur les mesures de contrôle, notamment l’interdiction de vente des cartes SIM préenregistrées et la réidentification des abonnés », a déclaré Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Ces mesures s’inscrivent dans un plan plus large de sécurisation de la ville de Kinshasa. Le ministre a rappelé que le contrôle des télécommunications complète d’autres actions, telles que l’intensification des interpellations des auteurs de simulations de kidnapping et la poursuite de l’opération Ndobo, qui prévoit des patrouilles mixtes jour et nuit entre la police nationale et les FARDC pour lutter contre les kuluna.
« Ces mesures permettent de réduire l’anonymat des auteurs de crimes et de mieux suivre l’usage des téléphones mobiles dans la ville », a précisé Patrick Muyaya, soulignant l’importance d’une coordination entre les services publics et les opérateurs privés.
Le gouvernement a également prévu des réunions sur d’autres problématiques de sécurité, notamment les braquages et les visites domiciliaires commises par certains hommes en uniforme. La répression des délits liés aux télécommunications, à travers le contrôle strict des cartes SIM, apparaît comme un outil central de cette stratégie.
MM
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