Le projet de loi portant sur les jeux d’argent en République démocratique du Congo pourrait être adopté dans les prochaines semaines, avec plusieurs mesures envisagées pour encadrer ce secteur, a indiqué le président de la commission ECOFIN de l’Assemblée nationale à l’issue d’une audition du ministre des Finances.
Au cours de cette séance, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a été entendu par les députés membres de la commission ECOFIN, en présence d’élus intéressés par les réformes envisagées dans les secteurs des jeux d’argent et du marché boursier.
« Dans le secteur du jeu d’argent, un secteur qui connaît une influence importante, il y a un potentiel important en termes de mobilisation des recettes », a déclaré Guy Mafuta, président de ladite commission.
Il a également évoqué les risques liés à cette activité, notamment pour les populations.
« À côté de ce potentiel, il y a également des grands dangers auxquels la population est exposée. Je citerai ici, par exemple, l’addiction aux jeux, la protection des mineurs et également le blanchiment d’argent », a-t-il précisé.
Face à ces enjeux, l’élu a souligné la nécessité de doter le pays d’un cadre juridique adapté.
« Donc il était important pour le gouvernement de légiférer là-dessus. De mettre en place un cadre légal et sécurisé pour permettre à ce que l’autorisation, qui est une exception dans ce domaine-là, soit encadrée par des mesures d’accompagnement », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les discussions ont également porté sur le projet de loi relatif au marché boursier, considéré comme un levier pour le financement de l’économie nationale.
« Également, l’objectif avec le projet de loi du marché boursier, c’est notamment faciliter la circulation des capitaux. Il est inconcevable qu’un pays aussi important, aussi énorme qu’est le Congo, puisse manquer un cadre légal qui organise le marché boursier », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces deux textes nécessitent un dispositif de régulation approprié.
« Dans toutes les deux hypothèses, il était important qu’il y ait une législation là-dessus et surtout mettre en place une autorité de régulation qui va encadrer pareilles activités », a-t-il poursuivi.
Le président de la commission ECOFIN a, en outre, salué la participation des députés lors de cette audition ainsi que les réponses apportées par le ministre des Finances.
« Les collègues, les élus membres de la commission ECOFIN et tous les autres qui avaient un intérêt particulier pour ces deux lois qui en réalité vont favoriser à financer l’économie étaient là pour poser des questions, apporter des éclairages et le ministre d’une clarté exceptionnelle a eu à répondre à toutes nos questions », a-t-il renchéri.
MM
