Alors que les spéculations se multiplient autour de la succession du pape François, affaibli par l’âge et des problèmes de santé persistants, plusieurs sources médiatiques spécialisées dans les affaires religieuses dressent déjà la liste des cardinaux les plus susceptibles de lui succéder. Et un nom est notablement absent des favoris : celui du cardinal congolais Fridolin Ambongo.
Une absence remarquée
Archevêque de Kinshasa et membre influent du Collège des cardinaux, le cardinal Ambongo est souvent perçu comme une voix forte de l’Église africaine. Défenseur des droits humains, critique ouvert de la corruption et des injustices sociales en République démocratique du Congo, il a également été nommé au Conseil des cardinaux chargé d’aider le pape dans la réforme de la Curie. Pourtant, malgré ce profil engagé, son nom ne figure pas parmi les principaux candidats évoqués pour la succession de François.
Les profils en tête de liste
Parmi les papabili fréquemment cités dans les cercles vaticanistes :
• Pietro Parolin (Italie), actuel secrétaire d’État du Vatican, respecté pour sa diplomatie.
• Matteo Zuppi (Italie), archevêque de Bologne, proche du pape, avec une grande sensibilité sociale.
• Jean-Marc Aveline (France), archevêque de Marseille, très engagé dans le dialogue interreligieux.
• Luis Antonio Tagle (Philippines), figure dynamique en Asie, connu pour sa proximité avec les pauvres.
• Robert Sarah (Guinée), conservateur assumé, ancien préfet du Culte divin.
• Pierbattista Pizzaballa (Italie), patriarche latin de Jérusalem, expert des relations interreligieuses.
Un cardinal influent, mais clivant ?
Certains analystes expliquent l’absence d’Ambongo parmi les favoris par son positionnement parfois perçu comme trop engagé politiquement. D’autres évoquent les équilibres géopolitiques internes au Vatican, où les candidatures africaines peinent encore à s’imposer au sommet de la hiérarchie ecclésiale. Si son influence dans l’Église d’Afrique est indéniable, son profil semble moins consensuel à l’échelle universelle.
Rien n’est joué
Le choix du futur souverain pontife se fera, comme le veut la tradition, au sein d’un conclave réuni à huis clos, où les cardinaux de moins de 80 ans voteront jusqu’à l’élection d’un nouveau pape. Et comme l’histoire l’a montré à plusieurs reprises, les pronostics peuvent être déjoués à tout moment. L’Esprit souffle où il veut.
Walim M.
