Un acte regrettable secoue depuis quelques heures l’église Cité Bethel, dirigée par le pasteur Moïse Mbiye. Un membre du service de protocole de cette assemblée a été appréhendé après avoir dérobé six paniers destinés aux offrandes, un geste qui a profondément choqué les fidèles et suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux.
C’est dans une vidéo rendue public sur les réseaux sociaux jeudi que cette affaire a pris une autre tournure. Si l’indignation est unanime face à cet acte qualifié de sacrilège par certains croyants, la manière dont l’affaire a été exposée au public fait toutefois débat. Des images de l’interpellation du présumé auteur, largement partagées en ligne, ont provoqué une avalanche de réactions, divisant l’opinion entre condamnation du vol et dénonciation de l’humiliation publique infligée à l’intéressé.
Dans un commentaire largement relayé, Patrick Lomenga s’interroge :
« Acte à condamner du monsieur. Mais pourquoi le filmer ? Pour réserver copie aux réseaux sociaux ? Pour du buzz ? L’église devrait être un lieu d’éducation des masses. Et si Dieu publiait nos bêtises cachées ? »
Sur le réseau social X, Auguy Joseph adopte une posture plus spirituelle, appelant à laisser la justice divine suivre son cours :
« L’offrande c’est pour Dieu, alors lui a volé à Dieu ; du coup laissez Dieu se venger de lui à sa manière. Pourquoi vous vous aidez Dieu ? »
D’autres internautes estiment qu’il s’agit d’un dossier strictement interne à l’église. Serge Kamwenyi dénonce une exposition inutile :
« Une affaire interne de votre église. Pourquoi filmer et publier ? Vous voulez seulement humilier ce frère ? Ne voyez-vous pas que c’est l’enfoncer davantage ? »
Dans la même veine, Essentiel Kahite rappelle que même un fautif conserve des droits :
« Un voleur a aussi des droits ! N’incluez pas les habitudes de la rue dans l’église. Ne reflétez pas vos manières de parlement debout dans le temple. »
Plus sévère encore, Josias Mutombo critique l’absence de discrétion et remet en cause l’esprit même de certaines pratiques religieuses :
« Sans encourager le vol, pour préserver sa dignité, il ne fallait pas lui infliger cette humiliation. Ces établissements n’ont rien de l’esprit saint vraiment. »
Pour l’heure, d’après nos sources, la communauté de la Cité Bethel attend toujours une communication officielle des responsables de l’assemblée afin de clarifier les circonstances exactes du vol et la gestion de cette situation sensible.
Une prise de parole jugée nécessaire pour apaiser les tensions et rappeler les valeurs prônées par l’église, entre justice, repentance et respect de la dignité humaine.
Walim M.
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