Le monde du rap est sous le choc : Werenoi, étoile montante de la scène urbaine francophone, est décédé ce samedi 17 mai à l’âge de 31 ans, suite à des complications respiratoires. Un drame qui rappelle étrangement celui de Pop Smoke, rappeur américain assassiné en 2020 à seulement 20 ans, avec qui Werenoi était souvent comparé, tant pour leur voix grave que pour leur ascension fulgurante.
Comme Pop Smoke, Werenoi est parti bien trop tôt, alors qu’il était en plein essor. En quelques années seulement, il avait réussi à imposer sa signature artistique dans le rap français avec un style brut, sincère et percutant. Il avait cette capacité rare de faire cohabiter mélodie, noirceur et authenticité, des qualités qui ont rapidement conquis un large public.
Son dernier projet, « Diamant noir », sorti le 11 avril dernier, connaissait un franc succès. Porté par des collaborations de haut niveau avec Ninho, SDM ou encore Damso, l’album laissait entrevoir un avenir encore plus prometteur pour l’artiste originaire de Montreuil.
La comparaison avec Pop Smoke ne se limitait pas qu’à la voix ou au style. Tous deux incarnaient une nouvelle génération de rappeurs à l’aura sombre et magnétique, capables de mobiliser des foules en un instant, de livrer des hits puissants, et de créer un lien fort avec leur communauté. Tous deux ont vu leur trajectoire brisée avant l’âge de 35 ans.
La disparition de Werenoi laisse un vide immense dans le cœur de ses fans et dans l’industrie musicale. Son talent brut, sa sincérité dans les textes, et sa voix reconnaissable entre mille resteront comme l’héritage d’un artiste parti trop tôt.
Comme Pop Smoke, Werenoi est entré dans la légende à travers une carrière écourtée, mais marquante.
Son nom résonnera encore longtemps dans le rap francophone.
MM
