Le Dr Emmanuel Epenge, médecin neuropsychiatre au Programme national de santé mentale du Centre neuropsychopathologique (CNPP), a alerté sur l’ampleur préoccupante des troubles mentaux à Kinshasa, affirmant que près de 90% des Kinois en souffrent à différents niveaux, sous l’effet direct des conditions de vie particulièrement éprouvantes dans la capitale congolaise.
Prenant la parole mardi 28 avril devant les agents et cadres du Secrétariat national au renforcement des capacités (SENAREC), ce spécialiste a attribué cette situation à la pression urbaine persistante, caractérisée notamment par les embouteillages chroniques, les difficultés d’approvisionnement en eau potable ainsi que l’instabilité de la fourniture en électricité.
Selon lui, ces contraintes quotidiennes exercent une pression psychologique considérable sur les populations, favorisant l’émergence de troubles anxieux, dépressifs et d’autres déséquilibres mentaux souvent négligés.
Le coordonnateur de la plateforme Congo Medika a également déploré l’insuffisance du diagnostic et de la prise en charge médicale de ces pathologies, soulignant que de nombreux cas demeurent ignorés ou banalisés.
Pour le Dr Epenge, cette réalité constitue une menace sérieuse pour la santé publique et nécessite une mobilisation accrue autour du dépistage précoce, de la sensibilisation communautaire et du renforcement des structures spécialisées.
MM
