La jeunesse kinoise est de plus en plus exposée aux risques liés à la consommation excessive d’alcool. Un spécialiste de la santé publique a mis en garde, jeudi, contre les effets dévastateurs de cette pratique sur la santé mentale et physique, appelant à une prise de conscience collective.
« Il est souhaitable aux jeunes de ne pas consommer les boissons alcooliques à forte dose pour préserver leur santé mentale. La consommation excessive de l’alcool endommage les organes vitaux tels que le foie, le cœur et le cerveau », a alerté Odon Mpiutu, pharmacien responsable de la pharmacie de l’antenne prison de Makala.
Selon lui, l’un des dangers majeurs réside dans l’absence d’indications claires sur les dosages de certains produits alcoolisés. « Ces boissons, souvent consommées sans repère, exposent directement les consommateurs à des maladies graves telles que le cancer du foie », a-t-il précisé.
L’expert insiste sur le caractère préoccupant du phénomène. « Consommer de l’alcool à forte dose est un vrai problème de santé publique qu’il faut prendre au sérieux. Les jeunes doivent impérativement prendre conscience du danger qu’ils courent », a-t-il ajouté.
À l’échelle mondiale, les chiffres confirment l’ampleur du problème. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a révélé que 2,6 millions de décès étaient attribuables à la consommation d’alcool en 2019, dont 2 millions d’hommes et 600.000 femmes. Les taux de mortalité les plus élevés liés à l’alcool sont enregistrés dans les régions européenne (52,9 décès pour 100.000 habitants) et africaine (52,2).
Particulièrement vulnérables, les jeunes âgés de 20 à 39 ans ont représenté à eux seuls 13 % des décès liés à l’alcool la même année, souligne l’OMS.
Face à cette réalité alarmante, l’appel lancé aux jeunes de Kinshasa résonne comme une urgence : changer les habitudes de consommation pour préserver leur santé et leur avenir.
Walim M.
