La rentrée scolaire 2025-2026 en République démocratique du Congo met une fois de plus en lumière un enjeu majeur : rendre l’école véritablement inclusive pour tous les enfants, notamment ceux vivant avec une surdité. Pour Walim Foundation, une réponse claire s’impose : inscrire la langue des signes dans les programmes scolaires.
« L’école doit offrir les mêmes chances à chaque enfant. L’apprentissage de la langue des signes est essentiel pour assurer le droit à l’éducation des élèves sourds-muets et leur permettre de s’intégrer pleinement dans la société », a souligné Myriam Waligbia, présidente de l’organisation.
Chaque année, des milliers d’enfants malentendants restent en marge du système éducatif ou suivent une scolarité marquée par l’isolement. Le manque d’enseignants formés et l’absence de communication avec leurs camarades constituent de véritables freins à leur épanouissement et à leur confiance en soi.
« Lorsque les enseignants, les élèves et les encadreurs maîtrisent la langue des signes, la situation change complètement. Les enfants sourds peuvent enfin s’exprimer et être compris, et leurs camarades apprennent à les voir comme des égaux », a poursuivi Mme Waligbia.
L’initiative de Walim Foundation va au-delà de l’école. Les familles sont également appelées à s’impliquer, car, selon sa présidente, « l’inclusion commence au sein du foyer ». Pouvoir dialoguer avec son enfant sourd, c’est non seulement l’intégrer pleinement dans la vie familiale, mais aussi lui donner les moyens de réussir dans la société.
Dans ce cadre, l’organisation prévoit de mettre en place, au cours de l’année scolaire, des ateliers de formation et de sensibilisation à destination des parents et des enseignants. L’objectif est de briser les barrières de communication qui enferment encore de nombreux enfants dans le silence.
Par ce plaidoyer, Walim Foundation réaffirme son engagement en faveur de l’égalité des chances, de la protection des groupes vulnérables et de la construction d’une société plus inclusive.
MM.
