À Kananga ce mardi, un discours politique s’est construit autour d’un chiffre : 52. Devant des militants, la vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a défendu l’idée d’une révision constitutionnelle en reliant l’actualité sportive à la trajectoire du pouvoir.
La séquence a retenu l’attention. En évoquant la qualification des Léopards à la Coupe du Monde, obtenue 52 ans après la dernière participation congolaise, la membre du gouvernement a installé un parallèle avec la durée au sommet de l’État du Président Félix Tshisekedi.
« Le Président Félix Tshisekedi doit encore rester au pouvoir jusqu’à 52 ans, vu qu’il nous a qualifiés pour la Coupe du Monde 52 ans après », a-t-elle déclaré, assumant une lecture symbolique mêlant sport et politique.
Dans la foulée, Eugénie Tshiela Kamba a repositionné Kananga dans le débat institutionnel. Elle a insisté sur le poids historique de la ville dans l’élaboration des textes fondamentaux du pays. « Notre souhait est que le changement de la constitution puisse avoir lieu à Kananga, c’est le lieu où les Congolais ont rédigé la première constitution dite de Luluabourg en 1964, et non l’actuelle constitution rédigée à l’étranger », a-t-elle affirmé.
Entre référence historique et argument inattendu tiré du football, cette prise de parole place le chiffre “52” au centre des discussions politiques du moment, alors que la question de la révision constitutionnelle continue de faire réagir dans le pays.
MM
