Un manquement administratif au cœur d’une décision judiciaire. Ce mercredi 18 mars 2026, la Cour des comptes a statué sur la gestion de Pistis Bonongo, ancien patron de la SOKIMO, dans le cadre de ses fonctions passées.
Face aux juges de la discipline budgétaire et financière, la ligne de défense n’a pas prospéré. « L’exception d’incompétence personnelle et matérielle […] est rejetée », tranche l’arrêt. Dans la même dynamique, la Cour ferme la porte à toute atténuation : « La demande de droit du bénéfice des circonstances atténuantes […] est rejetée ».
Le point central du dossier repose sur l’absence de transmission des comptes dans les délais. La juridiction formule sa conclusion en ces termes : « Le mis en cause est déclaré coupable de faute de gestion liée au défaut de transmission des comptes annuels dans le délai légal ».
La conséquence est immédiate et chiffrée : « Il est en conséquence condamné à une amende de 84 000 dollars américains payables en francs congolais ainsi qu’aux frais de l’instance ». Une sanction financière qui cible directement la responsabilité du gestionnaire public.
L’arrêt détaille également son circuit administratif. « Le présent arrêt sera notifié au mis en cause […] au ministre du Portefeuille et des Finances, et à la direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation », indique la Cour, avant d’ajouter : « Il sera en outre publié au Journal officiel […] et sur le site Internet de la Cour des comptes ».
À la tête de la SOKIMO, société impliquée dans l’exploitation aurifère, Pistis Bonongo était directement concerné par cette exigence.
MM
