La question d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue d’alimenter le débat politique. Depuis Goma, Joseph Kabila exprime une opposition ferme à toute initiative allant dans ce sens.
Dans un entretien accordé à La Libre Belgique le 20 mars, l’ancien chef de l’État met en garde contre les conséquences d’un tel projet dans le contexte actuel.
« Il ne faut pas toucher à la Constitution… pour moi, cette Constitution est sacrée », a-t-il déclaré, rappelant le rôle du texte fondamental dans la réunification du pays après les conflits du début des années 2000.
Selon lui, le véritable problème ne se situe pas au niveau du cadre légal, mais dans son application. « Quelle Constitution ? Pour Kinshasa, elle n’existe pas. Elle est ignorée depuis 2019 », a-t-il affirmé.
Joseph Kabila estime que toute tentative de modification dans un climat politique tendu comporte des risques majeurs. « Tout ce tripatouillage est dangereux, extrêmement dangereux », a-t-il insisté.
Il va plus loin en dénonçant une logique de conservation du pouvoir. « Le problème, c’est ce petit clan qui cherche à se maintenir au pouvoir », a-t-il déclaré, visant directement la gouvernance actuelle dirigée par Félix Tshisekedi.
Dans un contexte marqué par des tensions politiques et sécuritaires persistantes, cette prise de position relance le débat sur l’avenir institutionnel du pays et sur les limites à ne pas franchir dans la gestion de la Constitution.
MM
