Le débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue d’alimenter les prises de position dans la classe politique. L’opposant Moïse Katumbi s’est exprimé vendredi pour rejeter toute initiative allant dans ce sens.
Via sa plateforme X, l’ancien gouverneur du Katanga a rappelé l’engagement pris par les dirigeants lors de leur accession au pouvoir.
« En accédant au pouvoir, on prête serment de respecter la Constitution. À l’approche de la fin, certains cherchent à la contourner, voire à la défaire pour s’y maintenir. Or, il y a un temps pour tout : un temps pour servir le peuple, et un temps pour lui rendre le pouvoir qu’il vous a confié », a-t-il écrit.
Moïse Katumbi a également invoqué l’Article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui consacre le droit et le devoir des citoyens de s’opposer à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la loi fondamentale.
« L’article 64 de notre Constitution ne reconnaît pas seulement à chaque Congolais le droit de s’opposer à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la loi fondamentale — il lui en fait un devoir. Je l’exerce. Je l’assume », a-t-il poursuivi.
Pour l’opposant congolais, toute initiative visant la Constitution reviendrait à s’attaquer directement à la souveraineté populaire. « Je l’ai toujours dit, et je le redis avec force : s’en prendre à la Constitution, c’est s’en prendre au peuple. Et le peuple congolais ne se laissera pas faire », a-t-il affirmé.
Une réaction faite alors que la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle continue de susciter des discussions et des positions divergentes au sein de la scène politique congolaise.
MM
